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Comment élever une poule ?

élever une poule

Si vous avez atterri sur cet article, c’est que, comme beaucoup d’autres, vous avez développé un intérêt grandissant pour ces volatiles. On vous comprend : les poules ornementales sont de plus en plus prisées pour leur beauté. Mais il existe d’autres raisons qui peuvent vous conduire à élever une poule : des œufs frais, une viande de qualité ou le fait de la garder comme animal de compagnie, au même titre qu’un chat ou un lapin.
Dans cet article, nous allons vous apporter tous les conseils détaillés pour bien élever une poule.

 

Élever une poule commence par choisir la bonne race 

 

Il existe de nombreux types de races de poules : les poules pondeuses, les poules d’ornement et les poules pour la viande et les œufs. Avant d’élever une poule, il est préférable de définir vos objectifs en famille. Voici quelques conseils et informations qui vont vous aider à faire le bon choix.

 

Les poules ornementales 

 

Les poules ornementales, comme les races Soie, Pékin ou Nègre-soie, pour citer seulement celles-ci, sont très appréciées pour leur magnifique plumage et leur beauté à couper le souffle. Ce sont plus des poules de compagnie qu’autre chose. Elles feront donc sensation dans votre jardin. Élever une poule d’ornement demande un abri sec pour éviter l’humidité, qui a tendance à coller leurs plumes. Mais elles sont généralement dotées d’un caractère doux, ce qui les rend idéales si vous débutez dans l’élevage de poules, notamment en zone urbaine, car elles conviennent parfaitement aux petits espaces.

 

Les races de poule pour la viande et les œufs 

 

Si vous préférez élever une poule pour la viande et les œufs, nous vous conseillons de vous tourner vers les races Sussex et Orpington. Ces dernières peuvent pondre de 200 à 250 œufs par an. De plus, elles possèdent une viande tendre. Ces poules s’adaptent parfaitement dans un espace moyen (de 4 à 10 m² par poule). Leur tempérament est sociable et elles peuvent résister aux hivers frais.

 

Les races pour la viande 

 

La Bresse propose une viande fine (label français), tandis que la Brahma impressionne par sa taille mais craint la chaleur et l’humidité. Choisissez selon l’espace : la Brahma pour les grands parcours (10 m² et plus), la Bresse pour sa rusticité.

 

Les critères de choix pour élever une poule 

 

Dans un climat local, évitez les races à pattes emplumées (Brahma, Soie) en zones humides ou boueuses. Vous pouvez opter pour des Sussex ou des Cou-nus, rustiques jusqu’à 25 °C et plus.

Si vous avez un petit espace disponible, choisissez des petites races ornementales pour moins de 4 m² par poule. Toutefois, les grandes races comme l’Orpington nécessitent 6 à 10 m² avec parcours.

Enfin, si vous préférez les tempéraments calmes, les races Pékin ou Sussex feront parfaitement l’affaire pour une cohabitation familiale. Les poules de Bresse sont quant à elles actives et idéales pour les grands espaces.

 

 

Préparer l’habitat avant l’arrivée des poules

 

Préparer l’habitat avant l’arrivée des poules est fondamental pour assurer leur santé et leur bien-être, particulièrement dans un climat. Un poulailler mal conçu favorise les maladies respiratoires, le stress et les attaques de prédateurs. Une planification minutieuse adaptée aux races ornementales ou à double usage comme la Soie ou la Sussex prévient ces problèmes dès le départ.

 

Dimensionner le poulailler (surface minimale par poule)

 

La surface minimale recommandée dans un poulailler est de 0,3 à 0,5 m² par poule pour les petites races comme la Pékin, et jusqu’à 1 m² pour les plus grandes comme la Brahma ou l’Orpington. Cet espace prévient la surpopulation, le picage et l’agressivité. Pour un petit élevage de 4 à 6 poules, prévoyez donc 2 à 4 m² intérieurs minimum, avec une hauteur de 1,5 à 2 mètres pour faciliter le nettoyage et l’accès. Une porte de 40 à 50 cm de large est également indispensable. Ces dimensions respectent les standards de bien-être animal et les réglementations.

 

Caractéristiques essentielles pour élever une poule : ventilation, isolation, protection contre les prédateurs

 

Une bonne ventilation est importante avec des aérations hautes et basses représentant 10 % de la surface des murs pour évacuer l’humidité et l’ammoniac, responsables des maladies respiratoires. Isolez les murs et le sol avec de la laine de bois ou des panneaux OSB pour protéger contre les gels hivernaux pouvant atteindre -5 °C. La protection contre les prédateurs inclut un grillage soudé à mailles de 2,5 cm, une jupe enterrée de 30 cm, un toit en tôle ondulée et des verrous anti-levier. Ces caractéristiques sont particulièrement vitales dans les zones rurales où les renards et les hermines sont fréquents.

 

L’enclos extérieur et son importance

 

L’enclos extérieur doit offrir au minimum 4 à 10 m² par poule, idéalement 15 à 20 m², clôturé avec un filet anti-rapaces. Cet espace permet le picorage, l’exercice physique et réduit le stress, éléments essentiels pour la santé mentale des poules, particulièrement des races actives comme la Bresse. La rotation de l’enclos prévient l’érosion du sol et la formation de boue, problématique courante. Un parcours enrichi avec perches et arbres favorise les comportements naturels et limite les vices comme le picage.

 

Les équipements indispensables : perchoirs, abreuvoirs, mangeoires

 

Les perchoirs ronds doivent mesurer 30 cm par poule, être espacés de 40 cm et situés à 50-80 cm du sol pour assurer un repos nocturne confortable. Les abreuvoirs à tétons, à raison d’un par poule, évitent le gaspillage et maintiennent l’eau propre. Vous pouvez ajouter des mangeoires suspendues qui offrent 15 cm linéaires par poule pour une distribution hygiénique.

Par ailleurs, un bain de poussière rempli de sable et de cendres complète l’équipement pour contrôler naturellement les parasites externes. Tous ces éléments concourent à une excellente hygiène et réduisent les risques de maladies.

 

Le nid douillet même pour les poules non pondeuses

 

Même pour les races ornementales non pondeuses comme la Soie ou le Pékin, un nichoir est indispensable. Prévoyez un compartiment boisé de 30 × 30 × 30 cm pour 4 à 5 poules, situé à 50 cm du sol, sombre et garni de paille. Ce refuge leur sert de lieu de sommeil ou de calme, réduisant le stress et les comportements anormaux comme le picage des plumes.

Bien que ces poules ne produisent pas d’œufs commerciaux, ce nichoir améliore considérablement leur bien-être et leur qualité de vie.

 

La litière : choix des matériaux (paille, copeaux, chanvre)

 

Le choix de la litière est crucial, notamment dans un climat humide. Vous pouvez opter pour des copeaux de bois ou de chanvre, épais de 5 à 10 cm. Ceux-ci disposent d’une excellente absorption, limitent la poussière et se compostent facilement, contrairement à la paille qui moisit rapidement.

Les grains de riz constituent une alternative économique. Changez ou retournez la litière chaque semaine pour maintenir une bonne santé respiratoire et contrôler les odeurs. Une litière de qualité réduit considérablement les problèmes de pieds et les infections cutanées.

 

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L’alimentation adaptée pour élever une poule

 

L’alimentation adaptée est essentielle pour la santé, la croissance et le bien-être des poules, particulièrement pour vos races ornementales comme la Soie ou le Pékin, et à double usage comme la Sussex ou l’Orpington. Une ration équilibrée prévient les carences, booste la ponte chez les pondeuses et maintient la vitalité des poules non-productives, tout en tenant compte de l’humidité locale qui peut affecter la conservation des aliments.

 

Les besoins nutritionnels spécifiques selon l’âge et la race

 

Les besoins varient selon l’âge et la race :

  • Les poussins de 0 à 8 semaines nécessitent 20-22 % de protéines pour une croissance osseuse rapide, avec des vitamines A, D et D renforcées ;
  • Les adultes maintiennent 16-18 % de protéines et 3-4 % de calcium pour la coquille des œufs chez les Sussex pondeuses ;
  • Less races meaty comme la Brahma consomment 150 g par jour contre 120 g pour la Soie plus petite.

Adaptez selon l’activité, la mue et le climat néerlandais pour éviter obésité ou maigreur.

 

Alimentation des poussins et des adultes

 

Dès l’éclosion, les poussins ont besoin d’un aliment adapté, appelé starter, donné sous forme de crumble.
Cet aliment est souvent médicamenteux contre la coccidiose, et il est distribué 3 à 4 fois par jour, en petites quantités mais en permanence pendant les premières semaines.

Vers 6 à 8 semaines, on passe progressivement à un aliment de croissance (grower), qui contient 14 à 16 % de protéines.
Il est plus adapté à l’âge du jeune poulet, qui grandit plus lentement qu’au tout début.

Pour les races d’ornement non pondeuses adultes, un mélange de maintenance est suffisant.

En hiver, comme les poules sont moins actives et pondent peu (ou pas), il est conseillé de légèrement réduire la ration pour éviter l’excès de poids et gaspiller moins de nourriture.

 

Les aliments complets du commerce

 

Les granulés ou pellets complets du commerce couvrent 90 % des besoins avec des protéines végétales et animales, des minéraux et des oligo-éléments. Privilégiez les formules sans poussière excessive et stockez-les au sec pour préserver les vitamines sensibles à l’humidité. Évitez les mélanges bas de gamme qui manquent d’équilibre nutritionnel et favorisent les gaspillages.

 

Les compléments naturels : verdure, insectes, restes de cuisine

 

Complétez avec de la verdure fraîche comme des salades, des orties ou du pâturage pour les fibres et vitamines, et des insectes tels que vers de terre ou des escargots pour un boost protéiné naturel. Les restes de cuisine cuisinés, comme le riz ou les légumes non salés, ne doivent pas dépasser 10-20 % de la ration quotidienne et doivent être frais pour éviter les troubles digestifs. Ces ajouts enrichissent le comportement et plaisent aux races calmes comme le Pékin.

 

Ce qu’il ne faut jamais donner 

 

De nombreux aliments sont toxiques. Ainsi, le chocolat et la caféine provoquent des crises cardiaques. Les oignons et l’ail excessifs causent des hémolyses, tandis que sel, l’avocat, les patates vertes et les agrumes perturbent la digestion ou les reins.

Évitez aussi les laitages indigestes, la viande crue porteuse de salmonelles, le pain moisi et les plantes toxiques comme les rhododendrons. Respectez ces interdits pour prévenir les intoxications fatales.

 

L’importance de l’eau fraîche en permanence pour élever une poule

 

L’eau propre et fraîche doit être disponible à volonté, à raison de 250-500 ml par poule et par jour, voire plus en période de chaleur. Elle est vitale pour la digestion, la ponte et la thermorégulation ; changez-la deux fois par jour en été et protégez-la du gel en hiver néerlandais avec des chauffe-eau. Une déshydratation réduit radicalement la production d’œufs et affaiblit l’immunité.

 

Adapter l’alimentation selon la saison

 

En été, augmentez la verdure et les insectes pour l’hydratation. L’hiver nécessite l’apport de céréales comme le maïs pour générer de la chaleur interne, avec du calcium et du grit supplémentaires contre les basses températures. Lors de la mue automnale, boostez les protéines pour une repousse rapide des plumes. Ce réglage saisonnier optimise santé et productivité toute l’année.

 

élever une poule

 

Les soins quotidiens et l’entretien pour élever une poule

 

Les soins quotidiens et l’entretien sont indispensables pour maintenir la santé et le bien-être des poules, qu’elles soient ornementales comme la Soie ou le Pékin, ou à double usage comme la Sussex et l’Orpington. Une routine structurée prévient les maladies, réduit le stress et prolonge la vie des volailles en favorisant un environnement propre et sécurisé.

 

La routine matinale pour élever une poule : ouverture, vérification, alimentation

 

Chaque matin, ouvrez le poulailler dès le lever du jour pour libérer les poules et leur permettre de picorer librement dans l’enclos. Vérifiez rapidement l’état général : présence de toutes les poules, signes d’agressivité ou de léthargie, et qualité de l’eau et de la nourriture.

Distribuez ensuite l’alimentation complète adaptée à leur âge et à la saison, en complétant avec des restes frais si nécessaire. Cette routine de 15-20 minutes assure un démarrage serein de la journée et permet de détecter tôt tout problème.

 

Observer l’état de santé de ses poules

 

Observez quotidiennement les poules pendant leur activité : regardez la posture (tête basse ou aile pendante signalent douleur), les plumes (ternes ou sales indiquent parasites), les yeux (brillants et vifs) et les selles (fermes, sans diarrhée blanche).

Notez les changements d’appétit, de comportement ou de ponte. Palpez les crêtes et les barbillons pour détecter fièvre ou plaies. Une intervention précoce avec un vétérinaire aviaire évite les épidémies comme la coccidiose ou la maladie de Newcastle.

 

Le nettoyage régulier : fréquence et méthode

 

Nettoyez le poulailler 2 à 3 fois par semaine selon la taille du groupe : commencez par balayer les excréments et les résidus alimentaires, lavez les mangeoires et les abreuvoirs à l’eau chaude vinaigrée. Enlevez également les zones humides pour prévenir les champignons. Un nettoyage approfondi hebdomadaire maintient l’hygiène respiratoire et limite les acariens. Utilisez des outils dédiés uniquement au poulailler pour éviter les contaminations croisées.

 

La gestion de la litière

 

Ajoutez ou remplacez la litière tous les 7-10 jours avec 5-10 cm de copeaux de bois, de chanvre ou de paille sèche pour absorber l’humidité et neutraliser les odeurs. Retournez-la quotidiennement avec une fourche pour aérer et briser les croûtes. Ensuite, compostez les anciens matériaux en tas distant pour enrichir le sol. Une litière sèche protège les pattes contre les pododermatites et favorise un poulailler sain.

 

Les bains de poussière pour l’hygiène

 

Installez un bain permanent de sable fin, de cendres de bois et de terre tamisée (50 × 50 cm) dans l’enclos : les poules s’y roulent pour éliminer leurs poux et les acariens par abrasion naturelle. Renouvelez-le hebdomadairement et placez-le à l’ombre. Ce comportement instinctif renforce l’immunité cutanée sans produits chimiques, idéal pour les races à plumes délicates comme la Nègre-soie.

 

La routine du soir pour élever une poule:  fermeture et sécurisation

 

Au crépuscule, rentrez les poules en les appelant doucement, comptez-les et vérifiez l’absence de blessures. Fermez hermétiquement portes et aérations avec verrous anti-prédateurs, tout en laissant ventiler. Retirez les excréments accumulés et remplissez les abreuvoirs pour la nuit. Cette sécurisation protège contre les renards, les rats et les rapaces nocturnes, assurant un sommeil réparateur.

 

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La santé et la prévention

 

La santé et la prévention sont primordiales pour des poules vigoureuses, qu’elles soient ornementales ou à double usage. Une vigilance accrue limite les pertes et maintient un élevage serein face aux risques courants comme les parasites ou les infections virales.

 

Les parasites courants : poux rouges, vers

 

Les poux rouges (Dermanyssus gallinae) prolifèrent dans les fissures du poulailler, suçant le sang la nuit et causant une anémie, des irritations et une baisse de ponte : observez les plumes sales et l’agitation nocturne.

Les vers intestinaux (ascaris, capillaires) entraînent une diarrhée verdâtre, un amaigrissement et des vers visibles dans les fientes. Ces parasites se transmettent par litière sale ou lors des contacts. Pensez à inspecter les perchoirs et les plumes des volatiles régulièrement pour une détection précoce.

 

Les traitements préventifs naturels

 

Utilisez de la terre de diatomée alimentaire en la saupoudrant sur la litière et sur les poules pour assécher les poux et les acariens par abrasion. L’ail et les herbes (absinthe, tanaisie) en infusion sont efficaces pour vermifuger naturellement à raison de deux fois par an.

En outre, les bains de poussière (sable/cendres) éliminent les parasites externes. Aérez également le poulailler et changez hebdomadairement la litière. Ces méthodes respectueuses boostent l’immunité sans résidus chimiques.

 

Reconnaître les signes de maladie

 

Des plumes ébouriffées, une perte d’appétit, une diarrhée (verte/blanche), une respiration sifflante, une crête pâle ou gonflée et une ponte stoppée sont des signes d’alerte qui doivent être signalés. Isolez alors immédiatement la poule suspecte en cas de toux ou d’écoulements nasaux qui évoquent une bronchite. La léthargie évoque la coccidiose. Une surveillance quotidienne permet une réaction rapide avant contagion du troupeau.

 

Quand consulter un vétérinaire ?

 

Appelez un vétérinaire aviaire dès les signes persistants (3 jours), lors d’une mortalité inexpliquée ou bien en cas d’épidémie : lui seul sera en mesure de diagnostiquer via des analyses et de prescrire des antibiotiques pour les bactéries ou des vaccins. Ne tardez pas pour la maladie de Newcastle ou pour la peste aviaire. Celles-ci sont en effet contagieuses et mortelles. 

 

La pharmacie de base pour poules

 

Gardez toujours une pharmacie chez vous. Celle-ci doit comprendre :

  • du vermifuge (Flubendazole);
  • un antiparasitaire externe (poux rouges spray); 
  • des vitamines/minéraux (calcium/grit) ;
  • un antiseptique (vétérinaire) ;

Ajoutez aussi des probiotiques pour l’intestin et des anti-coccidiens pour poussins. Stockez au sec et surtout suivez les posologies strictes pour éviter les résistances.

 

L’importance de la quarantaine pour les nouveaux arrivants

 

Si vous avez de nouvelles poules, isolez les nouvelles arrivantes pendant 2 à 4 semaines dans un espace complètement séparé du poulailler principal. Pendant cette période, observez attentivement les signes de parasites comme les poux ou les acariens, vérifiez leur appétit quotidien et examinez les fientes pour détecter toute diarrhée anormale ou vers visibles.

Cette quarantaine bloque efficacement la propagation de maladies latentes telles que la maladie de Marek ou les infestations parasitaires internes, protégeant ainsi l’ensemble du troupeau existant. Nourrissez-les et contrôlez leur état de santé tous les jours ; seule une poule parfaitement saine pourra rejoindre le groupe après ce délai.

 

 

Le comportement et le bien-être 

 

Le comportement et le bien-être des poules sont au cœur d’un élevage réussi, influençant santé et productivité de vos poules. 

 

Comprendre la hiérarchie dans le groupe

 

La hiérarchie, ou ordre de picage, s’établit naturellement : une dominante (souvent la plus grande/agressive) accède en premier à la nourriture, aux perchoirs et aux nids, picorant les subalternes pour maintenir l’ordre.

Chaque poule domine celle du bas jusqu’à la dernière, formant une chaîne linéaire chez les femelles, avec les coqs en tête si présents. Ce système limite les conflits permanents une fois stabilisé, mais s’intensifie avec les nouvelles arrivées ou dans un espace assez restreint. 

 

L’importance de la vie en groupe (nombre minimum)

 

Les poules sont des animaux foncièrement grégaires qui prospèrent en groupe. Maintenir un minimum de 3 à 4 individus est essentiel pour prévenir la solitude et le stress excessif. Cela favorise les échanges vocaux riches avec leurs 30 cris distincts, ainsi qu’une surveillance mutuelle efficace contre les prédateurs.

Les groupes trop restreints, comme 1 ou 2 poules seulement, génèrent de l’ennui et des comportements vicieux tels que le picage des plumes, alors qu’un effectif de 4 à 8 individus offre un équilibre hiérarchique optimal sans risque de surpopulation.

La cohésion sociale renforce la ponte d’au moins 20 pour cent et stimule l’exploration, avec des rôles naturels bien définis comme les sentinelles alerteuses ou les nourrices aidantes. Évitez absolument d’isoler une poule sauf en cas de maladie confirmée.

 

Les comportements normaux versus anormaux

 

Les comportements normaux des poules incluent :

  • le picorage social léger entre membres du groupe ;
  • les bains de poussière pour entretenir leur hygiène ;
  • le grattage actif du sol à la recherche d’insectes et de graines ;
  • les vocalises joyeuses et variées traduisent leur contentement ;
  • la ponte rituelle dans les nids dédiés ;
  • le repos collectif sur les perchoirs chaque nuit.

À l’opposé, les comportements anormaux se manifestent par :

  • un picage sanglant excessif souvent causé par le stress ou un manque d’espace ;
  • des plumes arrachées en grand nombre dues à des carences nutritionnelles ou à des tensions sociales ;
  • le cannibalisme qui révèle un déséquilibre majeur ;
  • la léthargie et l’isolement prolongé indiquant une maladie ou une infestation parasitaire.

Les conflits initiaux lors de l’intégration de nouvelles poules restent normaux et se résolvent généralement en trois jours, mais s’ils persistent, ils signalent un dysfonctionnement environnemental ou hiérarchique. Différenciez toujours ces signes selon le contexte précis pour intervenir précocement et restaurer l’harmonie du groupe.

 

Enrichir l’environnement des poules

 

Ajoutez des perches variées en termes de hauteur et d’épaisseur, ainsi que des plateformes d’observation, des pneus suspendus pour grimper, des miroirs pour stimuler la curiosité, des herbes suspendues ou des légumes piquants comme des choux à picorer afin de favoriser l’activité et de réduire l’ennui quotidien.

Mettez en place des parcours rotatifs enrichis de buissons et zones riches en vers pour encourager les comportements naturels d’exploration et de recherche de nourriture. Évitez surtout la monotonie en proposant des jouets tels que des balles trouées remplies de graines qui libèrent les frustrations liées à la hiérarchie sociale. Cet enrichissement environnemental diminue significativement le picage anormal jusqu’à 50 pour cent tout en améliorant notablement le bien-être général des poules.

 

La manipulation et l’apprivoisement

 

Manipulez les poules doucement dès leur plus jeune âge en commençant par des caresses légères sur le dos et le cou, tout en leur proposant des friandises comme du maïs pour associer votre présence à une expérience positive et agréable. Habituez-les progressivement au portage en les maintenant sous le bras avec les ailes bien serrées pendant cinq minutes par jour afin qu’elles s’y accoutument sans panique.

Les races calmes comme l’Orpington s’apprivoisent rapidement et facilement, tandis qu’il faut éviter à tout prix les poursuites stressantes qui pourraient durablement les effrayer. Une fois apprivoisées, elles pondent généralement mieux et tolèrent beaucoup mieux les soins quotidiens ou les manipulations nécessaires. Respectez toujours la hiérarchie sociale en approchant d’abord la poule dominante pour ne pas perturber l’équilibre du groupe.

 

Gérer les conflits entre poules

 

Lors des introductions de nouvelles poules, séparez-les visuellement du groupe pendant trois à sept jours pour limiter les tensions immédiates et multipliez les points d’accès à la nourriture et à l’eau afin d’éviter les compétitions. Vous pouvez leur donner des cachettes ainsi qu’un espace large pour permettre une familiarisation progressive.

Si le picage cause du sang, intervenez rapidement en isolant la victime pendant une à deux semaines, tout en appliquant un baume cicatrisant pour favoriser la guérison. Limitez la taille du groupe à six ou huit poules maximum et privilégiez des races dociles qui minimisent naturellement les tensions. La hiérarchie se stabilise généralement en trois jours, et une attitude patiente prévient efficacement la chronicisation des conflits.

 

Conclusion 

 

En conclusion, élever une poule repose sur des choix éclairés, en commençant par la sélection de la race la plus adaptée à votre climat et à votre espace. La préparation de l’habitat est tout aussi importante. Préparez un poulailler ventilé, isolé et sécurisé avec enclos riche et proposez une alimentation équilibrée selon l’âge et la saison. Pensez par ailleurs à entretenir rigoureusement l’hygiène via des routines matinales et nocturnes. 

Les joies sont immenses : œufs frais quotidiens, amusement face à leurs personnalités, fumier précieux pour le jardin, et lien apaisant avec la nature qui réduit le stress. Avec une préparation minutieuse – habitat, nourriture, soins – lancez-vous sans crainte : quelques poules transformeront votre jardin et votre quotidien en une source de satisfaction durable.

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